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Tri Rapide

Tri rapide

Rapide Le tri rapide (en anglais quicksort) est une méthode de tri inventée par C.A.R. Hoare en 1962 basée sur la méthode de conception diviser pour régner.

Performance et algorithme

Elle consiste à placer le premier élément d'un tableau d'éléments à trier (appelé pivot) à sa place définitive en permutant tous les éléments de telle sorte que tous ceux qui lui sont inférieurs soient à sa gauche et que tous ceux qui lui sont supérieurs soient à sa droite. Cette opération s'appelle partitionnement. Pour chacun des sous-tableaux, on définit un nouveau pivot et on répète l'opération de partitionnement. Ce processus est répété récursivement, jusqu'à ce que l'ensemble des éléments soient triés. tri_rapide(tableau t, entier premier, entier dernier) début si premier < dernier alors pivot <- choix_pivot(t,premier,dernier) pivot <- partitionner(t,premier,dernier,pivot) tri_rapide(t,premier,pivot-1) tri_rapide(t,pivot+1,dernier) finsi fin Si le pivot est correctement choisi à chaque étape, c'est une des méthodes de tri les plus rapides dans le cas moyen (entrée triée dans un ordre aléatoire uniformément distribué), avec une complexité en O(n ln(n)). Cette complexité peut se dégrader en O(n²) dans le pire des cas, qui se trouve être le cas où les éléments sont déjà dans l'ordre. Comme ce pire cas est finalement assez courant (tri de listes quasiment déjà triées), on se ramène parfois au cas moyen en appliquant une permutation aléatoire uniformément distribuée sur les entrées. Dans la pratique, pour les partitions avec un faible nombre d'éléments (quelques dizaines), on a souvent recours à un tri par insertion qui se révèle plus efficace que le tri rapide. Grâce à ses bonnes performances et à son implémentation facile (en première approche), quicksort est un des plus populaires algorithmes de tri. C'est un tri instable car il ne préserve pas nécessairement l'ordre des éléments équivalents. Le problème le plus important est le choix du pivot. Une implémentation du tri rapide qui n'optimise pas la recherche du pivot sera très inefficace pour certaines entrées. Par exemple, si le pivot est toujours le plus petit élément de la liste, QuickSort sera aussi efficace qu'un tri par sélection, c'est-à-dire de performance O(n²). Un problème lié est le niveau de récursion: dans le pire des cas il peut être linéaire: la pile requiert un espace supplémentaire de O(n).

Choisir un meilleur pivot

Le pire cas du tri rapide n'est pas un problème théorique. Quand il est utilisé avec des services Web, par exemple, il est possible pour un attaquant d'utiliser volontairement des données conduisant au pire cas de performance et de provoquer un ralentissement de la machine attaqué voir un arrêt intempestif du programme par débordement de pile. Des données triées ou partiellement triées sont relativement fréquentes dans la pratique et l'implémentation naïve (comme ci-dessus) du tri rapide choisi le premier élément comme pivot ce qui conduit a une profondeur de récursivité linéaire. Pour résoudre ce problème, l'élément du milieu du tableau peut être utilisé. Cette façon de faire fonctionne bien en pratique mais facilite la mise au point d'attaque. Une meilleure optimisation peut être de sélectionner le pivot aléatoirement entre 2 valeur au centre pour éviter que les crackers puissent prévoir la réaction de votre méthode de tri en fonction des données a trier. Trouver la valeur médiane de la liste peut être fait si le nombre d'éléments est suffisamment grand pour le justifier mais cela en vaut rarement la peine en pratique.

Autres optimisations

Une autre optimisation est de changer d'algorithme quand le sous-ensemble de données non encore trié devient petit, 10 éléments ou moins. Le tri par sélection ne sera sûrement pas efficace pour un grand nombre de données, mais il est souvent plus rapide que le tri rapide sur des listes courtes, du fait de sa plus grande simplicité. Une implémentation répandue du quicksort, celui de la bibliothèque C de 1997 de Microsoft, passe au tri par insertion pour les listes de 8 éléments ou moins; Microsoft affirme que des essais ont montré que cela est un bon choix. Sur des machines dotées de processeurs modernes des valeurs entre 16 et 32 sont souvent utilisé de nos jours. Sedgewick 1978 suggère une amélioration lorsqu'on utilise un tri simplifié pour les petites sous-listes: on peut diminuer le nombre d'opérations nécessaires en différant le tri des petites sous-listes après la fin du tri rapide, après quoi on exécute un tri par insertion sur le tableau entier. LaMarca et Ladner 1997 considèrent « l'influence des caches sur les performances des tris », un problème prépondérant sur les architectures récentes dotées de hiérarchies de caches avec des temps de latence élevés lors des échecs de recherche de données dans les caches. Ils concluent que, bien que l'optimisation de Sedgewick diminue le nombre d'instructions exécutées, elle diminue le taux de succès des caches à cause de la plus large dispersion des accès à la mémoire, ce qui fait que les performances du tri décroissent. Toutefois l'effet n'est pas dramatique et ne devient significatif qu'avec des tableaux de plus de 4 millions d'éléments de 64 bits. Ce travail est cité par Musser. Étant donné que le tri rapide nécessite de la mémoire supplémentaire pour implémenter la récursion, des variantes non récursives du tri rapide ont été écrites. Elles ont l'avantage d'utiliser la mémoire de façon plus prévisible, indépendante des données a trier, au prix d'une très nette augmentation de la complexité du code. Les programmeurs voulant utiliser un tri itératif peuvent considérer introsort ou le tri par tas. Une alternative simple pour réduire l'utilisation de la mémoire par un tri rapide utilise une récursion pour la plus petite des sous-listes a trier et une récursion finale (qui peut donc être transformé en une boucle) pour la plus grande. Ceci limite la quantité de mémoire utilisé a O(log n). Par exemple: tri_rapide(a, gauche, droite) tant que droite-gauche+1 > 1 sélectionner une valeur de pivot a[pivotIndex] pivotNewIndex := partition(a, gauche, droit, pivotIndex) si pivotNewIndex-1 - gauche < droit - (pivotNewIndex+1) tri_rapide(a, gauche, pivotNewIndex-1) gauche := pivotNewIndex+1 sinon tri_rapide(a, pivotNewIndex+1, droit) droit := pivotNewIndex-1 fin_si fin_tant_que

Autre algorithme de tri compétitif

Une variante du tri rapide devenu largement utilisé est introsort alias introspective sort Musser 1997. Elle démarre avec un tri rapide puis utilise un tri par tas lorsque la profondeur de récursivité dépasse une certaine limite prédéfinie. Elle permet d'éviter la complexité du choix d'un bon pivot tout en garantissant une exécution en O(n log n). Le concurrent le plus direct du tri rapide est le tri par tas. Le tri par tas est typiquement un peu plus lent que le tri rapide mais son plus mauvais comportement est en O(n log n), aussi il est préféré lorsque la complexité maximale doit être garantie ou lorsque l'on soupçonne que le comportement en O(n²) du tri rapide sera souvent atteint (dans le cas plus commun que l'on ne pourrait le penser ou les données à trier le sont déjà presque). Le tri par tas a aussi l'avantage de requérir un espace mémoire additionnel constant tandis que la meilleure variante du tri rapide utilise 0(log n) d'espace mémoire additionnel.

Relation avec le tri par sélection

Un algorithme de sélection simple, qui choisit le plus petit des éléments d'une liste, fonctionne globalement de la même manière que le quicksort, la différence étant qu'au lieu de d'être appelé récursivement sur les deux sous-listes, il n'est appelé récursivement que sur la sous-liste contenant l'élément recherché. Cette petite différence fait passer la complexité moyenne à un niveau linéaire, en O(n). Une variante de cet algorithme trouve la valeur médiane à chaque étape, ce qui réduit également le temps d'exécution dans le pire des cas à O(n).

Implémentations

Une mise en œuvre simple de QuickSort sur un tableau d'entiers en C : typedef int tab_entiers[MAX]; int rapideEtape(tab_entiers t, int min, int max) void rapide(tab_entiers t, int deb, int fin) Ici, nous avons une implementation en Python, qui utilise un meilleur partitionnement : def partition(array, start, end, compare): while start < end: # au début de cette boucle, notre élément permettant la partition # est à la valeur 'start' while start < end: if compare(array[start], array[end]): (array[start], array[end]) = (array[end], array[start]) break end = end - 1 # au début de cette boucle, notre élément permettant la partition # est à la valeur 'end' while start < end: if compare(array[start], array[end]): (array[start], array[end]) = (array[end], array[start]) break start = start + 1 return start   def quicksort(array, compare=lambda x, y: x > y, start=None, end=None): """Le plus rapide des tris par échanges pour la plupart des usages.""" if start is None: start = 0 if end is None: end = len(array) if start < end: i = partition(array, start, end-1, compare) quicksort(array, compare, start, i) quicksort(array, compare, i+1, end) Ici, une version très courte écrite en langage fonctionnel (Haskell) : quicksort :: (Ord a) => [a] -> [a] quicksort [] = [] quicksort (pivot:rest) = (quicksort [y| y<-rest, y=pivot]) La même chose en Python : def qsort(L): if len(L) <= 1: return L return qsort( [ lt for lt in L[1:] if lt < L[0] ] ) + \ [ L[0] ] + \ qsort( [ ge for ge in L[1:] if ge >= L[0] ] ) Noter l'usage de liste par compréhension ainsi que l'utilisation du premier élément de la liste comme pivot ainsi le tri n'est pas optimal si la liste est déjà triée où presque triée (on peut optimiser cette version en pré-sélectionnant le pivot avant d'appeler la fonction de tri). Cette version est très facile à comprendre, elle effectue un tri récursif en filtrant les éléments plus petits ou plus grands que le pivot et en insérant ce pivot entre les deux sous-listes ainsi formées. Pour les implémentations existantes du compilateur Haskell cette procédure de tri est inefficace car elle nécessite la copie et la concaténation de beaucoup de petites sous-listes et est donc de complexité O(n²). Une future implémentation de Haskell pourrait implémenter de façon transparente des optimisations pour régler ces problèmes mais actuellement ce n'est pas requis par la définition du langage. En Caml : let rec qsort = function | [] -> [] | x :: l -> let rec coupelist = function | [] -> [], [] | y :: m -> let a, b = coupelist m in if y < x then y :: a, b else a, y :: b in let debut, fin = coupelist l in (qsort debut) @ [x] @ (qsort fin);; Dans le langage de programmation logique Prolog : qsort([X|L],R,R0) :- partition(L,X,L1,L2), qsort(L2,R1,R0), qsort(L1,R,[X|R1]). qsort([],R,R). partition([Y|L],X,[Y|L1],L2) :- Y=X, partition(L,X,L1,L2). partition([],_,[],[]).

Liens externes

[http://brassens.upmf-grenoble.fr/IMSS/limass/algoprog/Tris/triRapideEval.html complexité dans le meilleur des cas]

Références


- Hoare, C. A. R. « Partition: Algorithm 63, » « Quicksort: Algorithm 64, » and « Find: Algorithm 65. » Comm. ACM 4, 321-322, 1961
- R. Sedgewick. Implementing quicksort programs, Communications of the ACM, 21(10):847857, 1978.
- David Musser. Introspective Sorting and Selection Algorithms, Software Practice and Experience vol 27, number 8, pages 983-993, 1997
- A. LaMarca and R. E. Ladner. « The Influence of Caches on the Performance of Sorting. » Proceedings of the Eighth Annual ACM-SIAM Symposium on Discrete Algorithms, 1997. pp. 370-379. ja:クイックソート

Catégorie:Algorithme de tri

Article principal


- Algorithme de tri Tri ja:Category:ソート

C.A.R. Hoare

Sir Charles Antony Richard Hoare (généralement appelé Tony Hoare ou C.A.R. Hoare), né le 11 janvier 1934 à Colombo, Sri Lanka) est un professeur émérite britanique du Oxford University Computing Laboratory. Il est connu pour avoir inventé le Quicksort en 1960, un algorithme de tri rapide, encore très utilisé de nos jours. Il est connu aussi pour avoir développé la logique de Hoare, le langage formel CSP et a inspiré le langage de programmation Occam et un système de synchronisation appelé moniteur. Il a été lauréat du Prix de Kyoto en 2000.

Liens externes


- Page personnelle : http://research.microsoft.com/~thoare/ Hoare, Charles Antony Richard Hoare, Charles Antony Richard Hoare, Charles Antony Richard ja:アントニー・ホーア ko:찰스 안토니 리처드 호어

Diviser pour régner (informatique)

Diviser pour régner est une technique algorithmique consistant à diviser un probléme de grande taille en plusieurs sous-problèmes. L'étape de subdivision est appliqué recursivement. Son nom est inspiré du proverbe « Diviser pour régner » (en latin : « Divide ut imperes »)

Présentation

Les algorithmes récursifs utilisent naturellement cette technique : ils s'appellent eux-mêmes une ou plusieurs fois sur une partition du problème initial et combinent les solutions pour retrouver une solution au problème initial. Exemple d'algorithme récursif : le « tri par fusion » La donnée initiale est une séquence d'entiers non triée. Le résultat est une séquence triée des mêmes entiers. Ici, # on divise la séquence de n éléments à trier en deux sous-séquences de n/2 éléments, # on trie les deux sous-séquences à l'aide du tri par fusion (appel récursif), # on combine, en les fusionnant, les deux sous-séquences triées pour produire la séquence triée. La récursivité prend fin quand pour un appel à l'algorithme, la séquence à trier est de taille 1. Dans ce cas il n'y a rien à faire car par définition une telle séquence est déjà triée.

Complexité

La complexité est ici considéré dans un cas particulier idéalisé: Soit un problème P de taille N et un algorithme alpha s'exécutant en un temps T(alpha(N)) = O(N²) que l'on notera A(N), Notons aussi D(N) le temps pour diviser le problème P de taille N et C(N) le temps pour fusionner (Conquérir). On subdivise le problème en deux parties égales, on applique alpha sur ces deux partitions pour les résoudre puis on fusionne les deux solutions pour obtenir une solution du problème P. Ceci correspond a un algorithme diviser pour régner avec une profondeur de récursion de 1. La complexité est maintenant: 2
- A(N/2) + D(N) + C(N) = 1/2 N^2 + D(N) + C(N) (1) Donc si D(N) + C(N) < 1/2 N^2 notre nouvel algorithme est plus performant. Si on continue d'appliquer récursivement diviser pour régner sur les subdivisions du problème P on obtient: T(N) = N
- A(1) + \sum D(N)/i + \sum C(N)/i (2) Dans la pratique D(N) est souvent une constante O(1) et C(N) est linéaire en N. (2) se simplifie donc: N + \sum 1 / i + \sum N/i = N + log N + N log N par conséquent la complexité asymptotique: N log N

Exemples d'implémentation


- l'algorithme de tri « Tri rapide » ;
-

Lien externe


- [http://brassens.upmf-grenoble.fr/IMSS/limass/algoprog/Tris/triRapideEval.html évaluation de la complexité pour le tri rapide] Catégorie:algorithmique ja:分割統治法

Tri par sélection

ja:選択ソート Selection Le tri par sélection est un des algorithmes de tri le plus trivial. Il consiste en la recherche soit du plus grand élément (ou le plus petit) que l'on va replacer à sa position finale c'est-à-dire en dernière position (ou en première), puis on recherche le second plus grand élement (ou le second plus petit) que l'on va replacer également à sa position finale c'est-à-dire en avant-dernière position (ou en seconde), etc., jusqu'à ce que le tableau soit entierement trié. Il est plus efficace que le tri par insertion, pour trier des données où l'insertion ne se fait pas en temps constant (O(1)) et aussi efficace sinon. Mais, contrairement au tri par insertion, le nombre de comparaisons ne varie pas selon l'état d'ordre des données.(ie. même si les données sont presque triées le nombre de comparaison sera toujours du même ordre.).

Propriétés

#Le nombre de comparaisons nécessaires pour un tri est de N(N-1)/2 (où N est la quantité de donnée à trier). #Le nombre d'échanges, lui, est de l'ordre de N.

Implémentations

Une mise en œuvre simple du tri par sélection sur un tableau d'entiers en C : typedef int tab_entiers[MAX];   void selection(tab_entiers t)

Microsoft

Microsoft Corporation (Microcomputer Software) est une entreprise étasunienne (américaine) du secteur informatique dont le siège social est situé à Redmond dans l’État de Washington. C’est le plus gros éditeur de logiciels informatiques du monde, avec plus de 90 % des parts de marché sur certaines catégories de produit, notamment au niveau des systèmes d’exploitation. Microsoft développe et produit également un large éventail de logiciels et de périphériques. Cette entreprise est connue pour plusieurs de ses logiciels et plus particulièrement :
- Les systèmes d’exploitations MS-DOS et Microsoft Windows
- La suite bureautique Office, composée notamment de Word, Excel et PowerPoint
- Des outils de développement :
  - Les Basics : MS-Basic, GWBasic, QBasic.
  - Les Visuals : Visual.Net, Visual Basic, Visual C++, Visual FoxPro.
- Des jeux videos que ce soit pour PC ou sa console Xbox, en association avec Bungie ou Ensemble Studios C’est aussi l’une des plus importantes capitalisations boursières. La société emploie environ 55 000 personnes à travers le monde, et est dirigée depuis le 14 janvier 2000 par Steve Ballmer. Steve Ballmer

Dirigeants


- William Henry Gates III, plus connu sous le pseudonyme de Bill Gates : directeur de l’architecture logicielle (il fut PDG de 1975 à 2000) ;
- Steve Ballmer : Directeur Général depuis Janvier 2000 ;

Histoire

La société Microsoft est née en avril 1975, à Albuquerque, dans le Nouveau-Mexique, du besoin de deux étudiants américains, Bill Gates et Paul Allen, de formaliser la vente de l’interpréteur de langage BASIC qu’ils avaient créé pour ce qui est considéré comme le premier ordinateur personnel étatsunien, l’Altaïr, de la société MITS. La marque Microsoft fut déposée le 26 novembre 1976. Ce premier contrat de Microsoft représente le véritable tour de force de Bill Gates, étant peut-être même plus important pour la société que le rôle que jouera ensuite MS-DOS : contrairement à ce qui se faisait à l’époque, où les constructeurs achetaient aux éditeurs leurs logiciels avec tous les droits, Bill Gates et Paul Allen demandent à toucher chacun 3 000 dollars pour leur BASIC mais en restent propriétaires et ne concèdent qu’une licence à MITS, qui doit leur reverser 35 dollars par exemplaire distribué (à titre indicatif le prix de vente de l’Altaïr était de 397 dollars, la licence de Microsoft en représentait donc 8,8 %, contre environ 25 % aujourd’hui pour chaque PC neuf vendu). En 1980, IBM s’apprête à lancer l’IBM PC et a demandé son BASIC (dont une version en mémoire ROM) à Microsoft. IBM a par ailleurs demandé à la société Digital Research, dirigée par Gary Kildall de fournir une version de son système d'exploitation CP/M. L'histoire du contrat manqué par Gary Killdall est très contreversée, cependant la version avancée par de nombreuses personnes, dont Paterson, qui sera bientôt amené à travailler pour Microsoft, et la moins contestée affirme que Kildall et son ancienne épouse, Dorothy McEwen, auraient refusé de signer l'agrément de confidentialité. De plus ils ont refusé de modifier CP/M-86 et ont demandé une redevance plus élevée. IBM, en désespoir de cause, se tourne alors vers Microsoft, et veut sous-traiter CP/M pour l'IBM PC. Le contrat avec Microsoft ne le permettant pas, Microsoft en décembre 1980 dépense 25 000$ pour une licence non exclusive pour un OS disponible au stade expérimental, clône de CP/M, le QDOS (Quick and Dirty Operating System, Système d’exploitation vite et mal [fait]). En mai 1981, Microsoft embauche Tim Paterson pour porter QDOS sur l'IBM PC. En juillet 1981, Microsoft achète tous les droits sur 86-DOS pour $50 000. Microsoft a ainsi sauvé le projet d'IBM PC, mais au prix de la perte de sa position dominante : cet accord va permettre de réaliser des clones. IBM avait possédé jusqu’à 66 % du marché des mainframes ; sa part du marché des PC ne dépassa jamais un maximum de 21 % atteint vers 1983, puis a décliné pour placer ce constructeur derrière Dell et Compaq (aujourd’hui intégré par HP), situation marginale inimaginable en 1981. Microsoft vend donc à IBM des licences pour ce système d’exploitation tiers, le 86-DOS, écrit par Tim Patterson de Seattle Computer Products pour le processeur Intel 8086 (le 8088 qui équipe le PC est compatible avec le 8086, et juste un peu moins rapide que ce dernier). Le DOS devient ainsi l’un des trois OS disponibles pour l’IBM PC, avec CP/M 86 (Gary Kildall mis face à une concurrence a fini par se laisser convaincre) et PC/IX, une version d’UNIX ne possédant pas de mode de protection mémoire. Microsoft a acheté pour 50 000 dollars le logiciel qui va assurer son empire. Celui-ci sort sous le nom d’IBM PC-DOS 1.0 à l’introduction des PC sur les marchés anglophones, en 1981. Étant plus léger, moins cher et rendu plus disponible que les OS alternatifs, il devient rapidement l’OS par défaut des PC IBM. Comme pour le BASIC, Microsoft s’est réservé le droit de vendre des licences à d’autres constructeurs sous le nom de MS-DOS. Avec le boom des clones PC dès le milieu des années 80 (de Texas Instruments, Compaq, Seiko Epson…), MS-DOS s’impose rapidement et devient de facto la plate-forme de référence (et un monopole, selon les points de vue). En 1987, des milliers de constructeurs de PC existent dans le monde, et tous sans exception ont un point de passage obligé qui est Microsoft. C’est ensuite par Windows, d’abord simple interface graphique pour MS-DOS puis beaucoup plus tard système d'exploitation à part entière, après quelques versions intermédiaires, que Microsoft s’impose comme le principal acteur du secteur informatique. Quelques coups de génie marketing ne sont pas étrangers à ce succès, comme l’ajout de trois touches « Windows » sur les PC afin de marquer celui-ci dans l’esprit du consommateur comme « étant fait pour Windows » et marginaliser ainsi le concurrent potentiel OS/2. Selon Microsoft, un soin particulier a également été apporté aux questions d’ergonomie, et en particulier à la question des polices typographiques, dès les versions 3.0 et 3.1 de Windows. Microsoft affirme considérer cette avance ergonomique comme l’atout qui permettra à Windows de survivre face à la concurrence gratuite de Linux et de KDE/GNOME. Il est alors trop tard pour que des concurrents éventuels puissent opposer un produit à Windows. Il leur faudrait pour assurer un tel développement disposer comme Microsoft de revenus réguliers pendant les années nécessaires au développement d’un tel système. Et le temps que celui-ci soit développé, Microsoft aurait déjà pris une avance, et éventuellement modifié les standards. La mise à mort par Microsoft, contre toute attente, d’OS/2 constitue un avertissement qui dissuade toute velléité de tenter quelque chose de concurrent. Pourtant, la société Be propose BeOS, bien plus efficace dans la gestion de la vidéo, et tout aussi ergonomique que Windows. Curieusement, pourtant, Microsoft n’était pas le premier à proposer une interface graphique pour le PC. C’est une fois de plus la société Digital Research qui avait développé un produit très comparable à l’interface du Macintosh, le GEM (Graphical environment manager). Toutefois, un procès intenté par Apple Computer s’était traduit par une condamnation de cette société à qui le jugement avait imposé d’enlever toutes les caractéristiques ressemblant au Mac dans son interface graphique, la rendant ergonomiquement inutilisable. La version 1.0 de Windows, rudimentaire, n’inquiète pas sérieusement Apple, qui ne réagit pas. La version 2.0 est une concurrence plus sérieuse, et Apple intente un nouveau procès, cette fois-ci à Microsoft. Ce dernier usa de tous les moyens légaux pour faire traîner le procès en longueur, et finalement Apple en situation financière délicate demanda un règlement à l’amiable en 1997. Cet accord comprenait une prise de participation temporaire de Microsoft dans le capital d’Apple (à hauteur de 150 millions de dollars soit 6 % du capital de la pomme), et l’obligation pour Microsoft de développer Explorer et Office pour Mac OS au moins jusqu’en 2002. En échange, Apple abandonnait ses poursuites. Un facteur important de l’adoption généralisée de Windows a été son rôle d’interface non seulement graphique, mais également de drivers. Du temps du DOS, il fallait autant de drivers que d’applications et de périphériques. Avec Windows, il suffira à Windows d’intégrer les drivers des périphériques, et aux applications d’avoir une interface avec le seul Windows, ce qui réduisait énormément la complexité de l’ensemble. Voir Histoire de Microsoft Windows.

Chronologie


- Janvier 1975 : Développement de l'Altair 8800 par la Micro Instrumentation and Telemetry Systems (MITS).
- Février 1975 : Gates et Allen complètent leur interpréteur BASIC pour l'Altair 8800.
- Juillet 1975 : Commercialisation de l'Altair BASIC.
- Novembre 1975 : Gates propose à Allen d'utiliser le nom "Micro-soft" pour désigner leur association.
- Novembre 1976 : Dépôt de la marque de commerce Microsoft par Bill Gates et Paul Allen.
- Février 1977 : Microsoft commercialise un compilateur FORTRAN.
- Novembre 1977 : Fin de l'association entre Microsoft et MITS après une longue dispute judiciaire.
- Avril 1978 : Microsoft commercialise un compilateur COBOL-80.
- Novembre 1978 : Microsoft fonde un premier comptoir de vente outremer à Tokyo, au Japon.
- Décembre 1978 : Le chiffre d’affaire de la société dépasse le million de dollars.
- Juin 1979 : Microsoft annonce un BASIC pour le microprocesseur 8086.
- Novembre 1979 : Microsoft s'installe en Europe par le biais d'un représentant belge : Vector Microsoft.
- Avril 1980 : Microsoft commercialise la SoftCard Z-80, une carte s'enfichant dans un Apple II et permettant de faire tourner avec peu de modifications les milliers de programmes existants conçus pour le 8080 et le Z-80.
- Juin 1980 : Le gestionnaire Steve Ballmer (aujourd’hui PDG de Microsoft) rejoint Bill Gates et Paul Allen.
- Août 1980 : Microsoft annonce le XENIX OS, un système d'exploitation portable pour microprocesseurs 16 bits. XENIX est un système d'exploitation interactif, multi-utilisateurs et multi-tâches compatible à UNIX.
- Août 1981 : IBM introduit son PC, avec IBM PC-DOS 1.0. En plus du système d'exploitation, Microsoft fournit différents compilateurs/interpréteurs, tels COBOL, BASIC et PASCAL.
- Juin 1982 : Microsoft change de logo. Le nouveau logo reçoit un nom : le "Blibbet".
- Mai 1983 : Microsoft commercialise sa première souris. Contrairement à la souris d'Apple, elle possède deux boutons.
- Septembre 1983 : Première version du logiciel de traitement de texte Word pour MS-DOS, l’ancêtre de Office.
- Novembre 1983 : Microsoft dévoile Microsoft Windows. Il s'agit d'une variante de MS-DOS permettant d'ouvrir plusieurs programmes en même temps et de passer de l'un à l'autre par le biais de fenêtres placées en mosaique. Des données peuvent être échangées entre les applications.
- Novembre 1985 : Microsoft présente l’interface graphique Windows 1.0 pour son système MS-DOS. À cause du peu de fonctionnalités apportées c’est un flop.
- Mars 1986 : Microsoft entre en bourse. Le cours de l'action débute à $21 et termine la journée à 28$.
- Mars 1987 : Nouveau logo Microsoft (l'actuel). Les employés protestent et lancent une campagne de sauvegarde du blibbet. Le nouveau logo est tout de même adopté.
- Avril 1987 : Commercialisation de MS OS/2, un nouveau système d'exploitation développé pour tirer parti des possibilités des microprocesseurs 286 et 386.
- Avril 1987 : Commercialisation de Windows 2.0, tournant sur MS-DOS. Au nombres de nouveautés : nouvelle apparence, fenêtres se superposant.
- Juillet 1987 : Microsoft acquiert Forethought Inc., qui produit un logiciel de présentation nommé PowerPoint.
- Octobre 1987 : Microsoft commercialise Excel pour Windows. Il s'agit du premier produit tournant exclusivement sous Windows.
- Mars 1988 : Apple Computer poursuit Microsoft en justice pour plagiat de « look and feel » (intuitivité) par Windows 2.0, qui lui, commence à séduire.
- Mai 1990 : Microsoft lance Windows 3.0 et c’est le succès : 10 millions d’exemplaires vendus en 2 ans.
- Juillet 1990 : Microsoft devient le premier éditeur de logiciel à dépasser le milliard de dollars de vente annuelle.
- Mars 1992 : Premiers spots publicitaires destinés à la télévision. Ces spots ventent les mérites de Windows. Également : Microsoft et Fox Software (Foxpro) fusionnent.
- Avril 1992 : Microsoft commercialise Windows 3.1. Cette version présente plus de 100 améliorations par rapport à Windows 3.0 et connait un succès sans précédent : plus d'un million de pré-commandes ont été passées à travers le monde. C’est le boom des systèmes graphiques et Microsoft domine le marché.
- Juin 1992 : Le président américain Georges Bush décerne à Bill Gates la médaille nationale de la technologie pour réussite technologique et commerciale.
- Octobre 1992 : Commercialisation de Windows for Workgroups 3.1. Cette version permet l'échange d'emails, le partage des fichiers et des imprimantes et la gestion de réseaux.
- Novembre 1992 : Commercialisation d'Access pour Windows.
- Mars 1993 : Commercialisation de Encarta, la première encyclopédie destinée à un ordinateur. Également : Commercialisation de MS-DOS 6.0.
- Avril 1993 : Plus de 25 millions de personnes utilisent Windows à travers le monde.
- Mai 1993 : Commercialisation du premier Windows NT. Microsoft s’attaque au monde de l’entreprise. Également : Commercialisation de la seconde souris Microsoft.
- Juillet 1993 : Commercialisation Windows for Workgroups 3.11.
- Decembre 1993 : Le magazine Fortune décerne à Microsoft le titre de "Compagnie la plus innovante".
- Avril 1994 : Windows for Workgroups 3.11 devient le système d'exploitation le plus vendu. 300 000 copies ont été vendues à travers le monde.
- Juin1994 : Microsoft acquiert la montréalaise Softimage Inc. pour 30 millions de dollars.
- Septembre 1994 : Microsoft choisit le nom officiel de la prochaine version de Windows (dont le nom de code est Chicago) : Windows 95.
- Janvier 1995 : Bill Gates annonce la parution prochaine de Microsoft Office for Windows 95. Il s'agit d'un ensemble de huit applications (traitement de texte, calendrier, carnet d'adresses, email, etc.). Ce produit sera un flop.
- Mars 1995 : Microsoft et DreamWorks SKG (Spielberg) fondent DreamWorks Interactive (laquelle sera racheté par Electronics Arts en 2000).
- Août 1995 : Lancement de Windows 95. Un million de copies seront vendues quatre jours seulement après sa sortie. C’est une révolution et le rêve de Bill Gates commence à se réaliser : « A computer on every desk, in every house ».
- 1996 : Création de MSNBC, un partenariat entre Microsoft et la National Broadcast Corporation (NBC).
- Août 1996 : Lancement d’Internet Explorer 3.0, c’est le début de la fin pour Netscape.
- Août 1997 : Le différend qui opposait Microsoft et Apple Computer au sujet de la paternité (et de la propriété) de l’interface graphique prend fin à l’amiable et Microsoft entre dans le capital de Apple à hauteur de 150 millions de dollars.
- Mai 1998 : Début du procès « anti-trust » contre Microsoft aux USA.
- Juillet 1998 : Commercialisation de Windows 98, considéré à l'époque comme un révision mineure de Windows 95, il intègre pour la première fois le navigateur Internet Explorer.
- 1999 : Commercialisation de Windows 98 deuxième édition qui, selon certains, est la plus stable version du noyau Win9x.
- Janvier 2000 : Bill Gates cède sa place à Steve Ballmer à la tête de Microsoft.
- Février 2000 : Commercialisation de Windows 2000, connu également sous le nom de Windows NT 5.0 disponible pour serveur et station de travail, considéré comme l'un des meilleurs système d'exploitation de Microsoft.
- Septembre 2000 : Commercialisation en parallèle de Windows 2000 de Windows Me, uniquement pour les stations de travail.
- Mars 2000 : Lancement de la Xbox, laquelle surpasse alors tous les systèmes existants mais également la Playstation 2 à venir.
- Juin 2000 : Le juge Jackson se prononce en faveur de la scission de Microsoft en deux sociétés distinctes, ce qui ne sera finalement pas fait (actuellement seul l’État du Massachusetts maintient ses poursuites).
- Août 2001 : Commercialisation de Windows XP, qui est la réunification de Windows 2000 pour sa robustesse et des Windows 9x pour l'aspect utilisateur particulier, avec une interface simple d'utilisation.
- 27 septembre 2001: la société anonyme Softimage France, propriété de Microsoft depuis 1994, a été condamnée par le tribunal de commerce de Nanterre à trois millions de francs de dommages et intérêts, pour la contrefaçon dans le logiciel Softimage par la reproduction du logiciel Character. Voir [http://www.legalis.net/cgi-iddn/french/affiche-legalnet.cgi?droite=judiciaire/decisions/auteur/jug_tcomm-nanterre_270901.htm Source externe]
- Avril 2003 : Commercialisation de Microsoft Windows Server 2003 ; sortie de la console de jeux Xbox ; la politique de Microsoft était de la vendre à prix coûtant pour amorcer la pompe et de prendre son bénéfice uniquement sur les jeux. :Développement dans les technologies mobiles avec Microsoft Windows CE : PocketPC (assistants personnels), Smartphone (téléphones mobiles), etc.
- 2004 : sortie du SP2 de Windows XP
- 8 novembre 2005 : Lancement mondial de SQL Serveur 2005 et Visual studio 2005 au Carrousel du Louvre à Paris; Microsoft introduit dans SQL serveur 2005 la notion de mirroir de base.
- 2 décembre 2005 : Sortie de la Xbox 360 mais Microsoft estime n'être en mesure de satisfaire la demande qu'à partir de février ou mars. Microsoft espère accroître sa part de marché face à ses deux concurrents nippons, Sony, l'actuel numéro un avec PlayStation, et Nintendo, dans une moindre mesure, qui, eux, devraient sortir leurs nouvelles consoles vers la mi-2006. Un intervalle pendant lequel Microsoft espère vendre 4,5 à 5,5 millions d'exemplaires de la Xbox 360.

L’avenir

MS place l’avenir sous le signe de l’innovation :
- La technologie .NET qui a pour but de faciliter la programmation et le déploiement des applications ;
- Windows XP Media Center Edition qui apporte une toute autre dimension au multimédia (programmes télévisés, enregistrement des émissions, radio, etc.)
- NGSCB (pour Next-Generation Secure Computing Base, anciennement Palladium), qui vise à faire du PC un environnement sécurisé, en incluant une toute nouvelle architecture, mais qui fait aussi craindre des dérives éventuelles.
- Tentatives de sécurisation de ses systèmes d'exploitations, introduite en 2004 notamment avec la publication du Service Pack 2 pour Windows XP. Ce dernier intègre un pare-feu complet, et surveille en permanence votre logiciel AntiVirus.Il intègre aussi un anti Pop-up
  - Pour sécuriser ses logiciels, Microsoft opère de multiples rachats de compagnies, telles que Giant Software, société spécialisée dans la sécurité. Grâce à ce rachat, Microsoft offrira gratuitement à tous les propriétaires de licence Windows XP le logiciel AntiSpyware de Giant software, renommé par Microsoft "Microsoft AntiSpyware", actuellement disponible en version Bêta 1. Le logiciel sera peut-être inclus dans le Service Pack 3 pour Windows XP, qui contiendra également, aux dernières nouvelles, la version 7 d' Internet Explorer
- Révélé le 22 juillet 2005, le nom définitif de la prochaine génération de système d’exploitation Microsoft pour le poste de travail sera Windows Vista. Windows® Vista™, jusqu’alors connu sous le nom de code « Longhorn » est attendu courant 2006. Il apportera entre autre chose : Aero (la nouvelle interface graphique), WinFX (qui remplacera l’API win32), Stuff I've Seen (qui mémorisera tout les contenus visionnés et permettra de retrouver une information vue sur un site Web 10 jours auparavant par exemple), etc. WinFS (qui remplacera NTFS et permettra d’ouvrir un fichier par simple association d’idée est repoussé à la version suivante de Windows en 2008). WinFS reprendra apparemment des concepts et brevets des ordinateurs IBM S/38 et OS/400 tombés au terme des vingt ans légaux dans le domaine public. En effet, l’organisation hiérarchique, utile pour éviter aux logiciels des pertes de performance dans l’accès aux fichiers, crée d’importants problèmes ergonomiques de gestion des fichiers, qui deviennent quasi-ingérables lorsque leur nombre commence à dépasser 50 000, cas devenu aujourd’hui (2004) courant. Pour l’utilisateur, les fichiers seront accessibles à travers une base de donnée relationnelle gérée par le système. On pourra demander alors indifféremment : « tous les fichiers relatifs à telle application », ou au contraire « tous les fichiers PDF » sans encourir les lenteurs de l’opération de recherche exhaustive dans les répertoires comme aujourd’hui. Comme vu plus haut dans le passage traitant de l’histoire de la société, Microsoft a rapidement dominé tout le secteur de l’informatique personnelle et s’est imposé comme un acteur incontournable de ce secteur. Cette situation lui vaut de nombreuses critiques sur sa position dominante :
- L’intégration par défaut d’Internet Explorer, et sa gratuité, dans Windows ont très fortement affaibli son concurrent, Netscape. Elle désavantage aujourd’hui les navigateurs alternatifs tels que Mozilla, qui est gratuit et Open source ainsi que Opera qui lui souffre davantage. Néanmoins, il y aurait une hausse de popularité du côté de certains navigateurs : alors que le nombre d’utilisateurs d’Internet Explorer baisse, le nombre d’utilisateurs de Safari et Mozilla augmente, au point de se demander si un jour Internet Explorer deviendra minoritaire.
- L’intégration par défaut d’une machine virtuelle Java non conforme (contenant des fonctionnalités spécifiques) et la suppression de nombreux systèmes de sécurités propres à Java dans Windows violaient le contrat de licence Java. Elles ont été jugées abusives à la suite d’un procès intenté par Sun Microsystems (créateur du concept et du langage Java) et ont dû être retirées. Microsoft s’est alors désengagé de Java et a lancé son propre langage, le C# (C sharp) ;
- La vente de Windows par défaut avec tout PC de constructeur (les PC d’assembleurs n’ont pas cette contrainte) est aussi très critiquée, sous le nom de taxe Windows, par les partisans du logiciel libre. Des systèmes fondés sur GNU/Linux sont de plus en plus reconnus comme une alternative possible techniquement (mais pas encore ergonomiquement en ce qui concerne la gestion du système) à Windows et Microsoft prétend les considérer comme des concurrents sérieux, voire dangereux, ce qui l’aide opportunément à échapper aux accusations de monopole ;
- Les partisans de solutions alternatives aux produits Microsoft accusent celui-ci de développer sciemment des produits fermés ne répondant pas aux standards et de freiner l’émergence de normes ouvertes afin de rendre la migration de ses clients vers d’autres systèmes plus lourde et complexe et donc de les garder captifs, exploitant son statut de solution technique la plus répandue pour asseoir un peu plus sa position dominante (cf la promotion de la technologie ASP au détriment des normes du W3C);
- Enfin, c’est tout simplement la position dominante (environ 90 % des PC sont équipés de Windows) de Microsoft qui préoccupe, au point qu’un jugement d’un tribunal américain préconisait en 2000 la scission de la société en deux entités distinctes et concurrentes. Cette position de domination est néanmoins confortée par la réponse qu'elle apporte à deux types d'audience :
- les utilisateurs qui apprécient de pouvoir disposer d'une gamme d'environnements homogène et familière sur des produits différents (PC, assistant personnel, téléphone portable, etc.), s'affranchissant ainsi de l'apprentissage d'une nouvelle interface qui devient une barrière au changement ;
- les éditeurs de logiciels qui ne sont pas contraints de développer et maintenir leurs produits sur des systèmes d'exploitation différents, économisant du temps et de l'argent mais appauvrissant l'offre logicielle en dehors de la sphère Windows.

Activités

Microsoft est l’un des plus importants éditeurs de logiciels au monde, et il est permis de se demander s'il dépassa IBM à cet égard vers le milieu des années 1990 : une licence MVS pouvait être louée alors 180 000 F par mois, tandis que Windows était vendu une fois pour toutes (ou au moins jusqu’à sa prochaine version) mais le nombre de mainframes IBM se comptait en centaines de milliers, pas en dizaines de millions, et tous n’étaient pas sous MVS. La société est présente depuis ses débuts dans le hardware (les souris Microsoft, quelque temps le Microsoft Sound System qui ne s’imposa pas, puis quelques claviers) ; le matériel ne semble jamais avoir dépassé 10 % du chiffre d’affaires de Microsoft. Elle s’est diversifiée dans les services, et a brocardé à cet égard IBM dans un clip nommé Windows of choice et inspiré de Fatboy Slim. Pour la petite histoire, Windows 95 avait été lancé par une campagne médiatique planétaire articulée sur la chanson des Rolling Stones Start me up.

Logiciels

Politique de filière


- Les revenus du BASIC de Microsoft lui ont fourni les revenus lui permettant de modifier Q-DOS.
- Les revenus du DOS lui ont permis de financer le développement de Windows jusqu’à ce que celui-ci atteigne son seuil de rentabilité, avec sa version 3.0.
- Les revenus de Windows (3.1, 3.11, 95 et 98) lui ont permis de financer le développement de sa version professionnelle NT. Par ailleurs, il semble que Microsoft se soit, dans un premier temps, satisfait du piratage de ses produits, dans la mesure où cela lui permettait d’inonder le marché, et donc de rendre les utilisateurs dépendants de ses produits. La fidélisation de la clientèle de Microsoft réside donc peut-être, et paradoxalement, dans le piratage.

Quelques produits


- Microsoft Windows : cette famille de systèmes d'exploitation est le principal produit de la firme et a été le second agent de son phénoménal succès (le premier ayant été le système d’exploitation DOS, dont les apports financiers récurrents ont financé le développement (déficitaire) de Windows jusqu’à la version 3.0 de ce logiciel, qui atteint alors son seuil de rentabilité). :Windows est installé sur environ 90 % des ordinateurs personnels vendus dans le monde, et dégage actuellement 87 % de marge bénéficiaire. Windows constitue aujourd’hui le produit le plus rentable de l’éditeur, suivi de près par la suite Microsoft Office ;
- Microsoft Office : c’est la suite bureautique de l’éditeur, composée dans sa version complète du traitement de texte Word, du tableur Excel, du logiciel de présentation PowerPoint, de l’outil de communication et agenda Outlook et de la base de données Access ainsi que du nouvel outil de prise de note OneNote. Cette suite est aussi éditée pour les systèmes Mac OS d’Apple Computer, mais sans Access.
- Microsoft Internet Explorer : Le navigateur Web de Microsoft équipant plus de 90 % des ordinateurs connectés à internet. La version actuelle est la version 6. Une version d'Internet Explorer est disponible gratuitement pour les systèmes Mac OS d’Apple Computer mais le développement de cette version a toutefois été stoppé en 2003.
- Internet Information Services : Il s’agit d’un serveur Web fourni gratuitement par Microsoft depuis la version 4 de Windows NT. Sa fourniture gratuite a signé le glas de nombreux produits concurrents payants (le principe de la concurrence, comme Netscape, était en effet de vendre le serveur et de fournir gratuitement le seul client, comme le fait Adobe pour son logiciel Acrobat)
- Microsoft FrontPage : FrontPage est un éditeur HTML WYSIWYG ;
- Windows Media Player : Windows Media Player est le lecteur multimédia inclus par défaut dans tous les systèmes Windows. Il est aussi disponible gratuitement pour les systèmes Mac OS d’Apple Computer.
- Microsoft Visual Studio : Visual Studio est la suite de développement de la firme, incluant divers éditeurs et compilateurs, essentiellement pour une version améliorée de BASIC nommée Visual Basic, ainsi que pour des implémentations de C++ et de C#, qui constitue la réponse de Microsoft au langage Java ;
- Encarta : la suite Encarta rassemble une encyclopédie et un atlas ;
- Works, un intégré bureautique incluant notamment un traitement de texte et un tableur orienté comptabilité ;
- de nombreux jeux vidéo pour PC (dont le Flight Simulator) et une console de jeux, la XBox.

Matériel


- Une ligne de périphériques divers pour PC (souris, claviers, périphériques de jeu, volants…) ;
- La XBox : la XBox devait être au départ une simple console de jeu vidéo. Un hacking de la XBox (effectué sans l’accord de Microsoft) a permis de l’utiliser comme support très économique pour Linux ;

Services

Microsoft propose divers services comme le portail MSN, la chaîne de télévision MSNBC, les comptes courriel gratuits Hotmail, la messagerie instantanée MSN Messenger, ou encore un programme de certifications (MCSE, MCSD, MCP, etc.). Il propose également DirectX, une API multimédia (vidéo, son, réseau, etc.) pour le développement d’application Windows (principalement des jeux vidéo).

Échecs

Malgré sa position très favorisée, Microsoft a connu un certain nombre d'échecs :
- Le 24 mars 2004, à la suite de quatre années d’enquête du commissaire européen à la concurrence Mario Monti, la Commission européenne rend sa décision dans le procès anti-trust qui l’oppose à la firme. Le verdict rendu [http://europa.eu.int/comm/competition/antitrust/cases/decisions/37792/en.pdf documente en détail] la position monopolistique de Microsoft et ses pratiques illégales. Il lui inflige par ailleurs une sanction historique de 497,5 millions d'euros. Enfin, la firme devra ouvrir certaines parties de son code à la concurrence et vendre séparément certaines applications. Microsoft devra notamment vendre une version de Windows sans Windows Media Player. Cette décision ne sera pas effective, Microsoft ayant décidé de vendre Windows Limited Media Edition au même prix que la version complète Un appel interjeté par la firme (8 juin 2004) ne serait pas suspensif. La somme de l’amende a été réglée le 1 juillet 2004.
- MSN, ou Microsoft Network (le réseau Microsoft) : ce qui est devenu sa division Internet était au départ prévue pour remplacer Internet, lors de son lancement en 1995 ;
- Le lancement de MSN Messenger en Asie, car il ne s'accorde pas avec le mode de vie (ne pas être intrusif, par exemple)

Informations boursières

Depuis 1986 Microsoft est coté en bourse, au Nasdaq. L’action valait 52,9 dollars le 11 juillet 2002 pour une capitalisation boursière de 286,5 milliards de dollars, ce qui fait d’elle l’une des plus grandes capitalisations, à comparer par exemple aux 119 milliards de dollars de IBM.
La société qui n’avait jamais distribué de dividende verse 3 $ par action le 1 décembre 2004 car en 2003 la taxation a été modérée de 35 à 15 %.

Voir aussi

Articles connexes


- Système d'exploitation.

Liens externes


- [http://www.microsoft.com/ Site officiel de Microsoft]
- [http://www.microsoft.com/france/ Site officiel de Microsoft France]
- [http://www.microsoft.com/canada/french/ Site officiel de Microsoft Canada] Catégorie:Constructeur informatique Catégorie:Éditeur de logiciel Catégorie:Entreprise américaine Catégorie:Société de développement et édition de jeux vidéo ja:マイクロソフト ko:마이크로소프트 simple:Microsoft th:ไมโครซอฟท์ zh-min-nan:Microsoft

1978

Catégorie:1978 Cette page concerne l'année 1978 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 19 janvier : la 16 200 000 ème et dernière Coccinelle sort des usines de Volkswagen de Wolfsburg en Allemagne.
- 9 mars : Échec de la deuxième CSCE à Belgrade.
- 13 mars : Enlèvement du chef de la démocratie-chrétienne italienne Aldo Moro par les Brigades rouges.
- 9 mai : Découverte du corps d'Aldo Moro en Italie.
- 4 décembre : Création du système monétaire européen (SME).

Vatican


- 6 août : Décès du pape Paul VI;
- 26 août : Élection d'Albino Luciani qui devient le pape Jean-Paul Ier;
- 3 septembre : Messe inaugurale du pontificat de Jean-Paul I;
- 28 septembre : mort du pape Jean-Paul I après seulement 33 jours de pontificat;
- 16 octobre : Élection de Karol Wojtyla qui devient le pape Jean-Paul II;
- 22 octobre : Messe inaugurale du pontificat de Jean-Paul II.

France


- 6 janvier : adoption de la Loi Informatique et Libertés.
- 7 janvier : Programme de Blois de la majorité.
- 21 et 22 janvier : Rassemblement à Strasbourg contre l'Espace judiciaire européen
- 27 janvier : Discours de Valéry Giscard d'Estaing sur le « Bon choix ».
- 1 février : Fondation de l'Union pour la démocratie française (UDF).
- 16 mars : Marée noire en Bretagne avec le naufrage de l'Amoco Cadiz.
- 11 mars : Mort de Claude François à l'âge de 39 ans.
- 19 mars : Élections législatives en France : courte victoire de la Droite : 289 sièges contre 201 (12-19 mars), pour la première fois depuis longtemps, le PS dépasse le PCF.
- 31 mars : Raymond Barre reste Premier ministre.
- 3 avril : Jacques Chaban-Delmas président de l'Assemblée nationale.
- 17 mai : Libération des prix industriels en France.
- 19 mai : Rapport Nora-Minc sur l'informatisation de la société.
- 20 septembre : Adoption du plan de restructuration de la sidérurgie.
- 28 octobre : Entretien négationniste de Darquier de Pellepoix, reprise quelques jours après par [http://www.phdn.org/negation/faurisson/ Robert Faurisson].
- 2 décembre : 18 paysans marchent 710 km en 25 étapes depuis le Larzac contre l'extension du camp militaire. À leur arrivée, 40 000 personnes défilent aux portes de Paris, le centre-ville étant bloqué par les CRS.
- 6 décembre : Appel de Cochin : Jacques Chirac dénonce la politique européenne de Valéry Giscard d'Estaing
- Loi généralisant la mensualisation de la paie.

URSS


- 10 juillet : Procès contre Chtcharanski et Guinsburg en URSS.

Asie

Proche-Orient


- 17 septembre : Accords de Camp David (États-Unis) entre l'Égypte et Israël (sept 1978 puis février 1979).

Moyen-Orient


- 5 novembre : Victoire électorale et retour au pouvoir d'Indira Gandhi.

Extrême-Orient


- 29 juin : Adhésion du Viêt Nam au CAEM (COMECON), début de tension sino-viêtnamienne.
- 11 novembre : Début du drame des « boat people » (épopée du Haï Hong).
- Suharto est réélu président de la république d'Indonésie.

Asie Centrale

Afghanistan

- 27 avril : Assassinat du président afghan Mohammed Daoud Khan, Coup d'État communiste.
Chine

- 16 décembre : Établissement de relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis.
- En décembre, retour au pouvoir de la ligne Deng Xiaoping en Chine.
- La Chine et le Japon signent un traité de paix et d'amitié.
- La république populaire d'Albanie rompt avec la Chine.

Afrique


- 21 janvier : L'Algérie nationalise cinq sociétés pétrolières françaises.
- 9 mars : Les troupes éthiopiennes reprennent l'Ogaden aux Somaliens avec l'aide cubaine et soviétique.
- 13 mars : Naissance de l'écriture négro-africaine dénommée Mandombe en République Démocratique du Congo.
- en Mai 1978, Aboubacar Sangoulé Lamizana est élu président de la république en Haute-Volta.
- 19 mai : Intervention de parachutistes français et belges au Shaba.
- Résolution 435 de l'ONU demandant à l'Afrique du Sud de rendre son indépendance à la Namibie.
- P.W. Botha devient Premier ministre d'Afrique du Sud.

Amériques


- 3 novembre : Indépendance de la Dominique.
- Les États-Unis et Panama renouvellent leurs traités sur le canal de Panama.

Amérique du Nord

États-Unis

- 19 juin : Première parution de la bande dessinée du chat Garfield, dessiné par Jim Davis.
- 17 août : Premier vol en ballon réussi au-dessus de l'Atlantique. Le ballon gonflé à l'hélium "Double Eagle II" termina sa course dans un champ à Evreux, en Haute-Normandie.

Amérique du Sud


- 914 membres d'une secte se donnent la mort à Jonestown en Guyana.

Océanie

Arts et lettres

Peinture

Musique


- 7 septembre : Décès de Keith Moon, batteur du groupe anglais The Who.
- 13 octobre : Création à Beaubourg de l'IRCAM (Institut de recherche et de coordination acoustique/musique), par le compositeur Pierre Boulez.
- 16 octobre : Sortie du Disque "Starmania", signé Michel Berger et Luc Plamondon.
- 29 novembre : Dalida triomphe au Carnegie Hall à New York avec la chanson Lambeth Walk.
- 25 décembre : Naissance de la chanteuse Paula Seling à Baia Mare, Roumanie.
- Sur les cendres chaudes du Punk-rock sortent les premiers albums des groupes majeurs de la New-Wawe comme Police, The Stranglers, Joy Division, Siouxsie & The Banshees, The Cure, Bauhaus etc.
- En France premiers albums de la nouvelle scene rock : Dogs, Metal Urbain, Stinky Toys, Marie et les Garçons, Bijou, Starshooter, etc.

Littérature


- Georges Perec construit son roman La vie mode d'emploi.

Cinéma


- 24 janvier : Mariage de Tom Hanks avec Samantha Lewes.
- 10 mars : Mariage de Nick Nolte avec Sharyn Haddad.
- 25 octobre : Sortie du film La Cage aux folles.
- 22 novembre : Sortie du film Les Bronzés.
- John Cassavetes réalise The killing of a Chinese Bookie (Meurtre d'un bookmaker chinois).
- Woody Allen réalise Intérieurs.
- L'arbre aux sabots d'Ermanno Olmi remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Michael Cimino réalise The Deer Hunter (Voyage au bout de l'enfer) qui remporte l'Oscar du meilleur film.
- Miklós Jancso réalise Rhapsodie hongroise.
- Providence d'Alain Resnais remporte le César du meilleur film.

Sciences et techniques


- 13 octobre : Création à Beaubourg de l'IRCAM (Institut de recherche et de coordination accoustique/musique), par le compositeur Pierre Boulez.
- L'astronome J.W. Christy découvre Charon, satellite de Pluton.
- Les États-Unis abandonnent la recherche sur la bombe à neutrons qui théoriquement devait détruire les vies mais pas les bâtiments.

Économie


- 17 mai : Libération des prix industriels en France.
- 10 août : Peugeot rachète les usines de Chrysler en Europe.
- 4 décembre : Création du système monétaire européen (SME).

Sport


- 28 novembre : Le canadien Mike Birch gagne la première route du Rhum.
- Coupe du monde de football en Argentine
- Football : L'AS Monaco remporte le championnat de France de 1 Division l'année même de sa montée au plus haut niveau national.

Divers/incertain


- 21 décembre : Échec des négociations SALT II à Genève.
- Ali Bhutto est condamné à mort.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'égyptien Anouar el-Sadate et à l'israélien Menahem Begin.
- Le premier BBS est créé par Ward Christensen et Randy Suess.
- Un tremblement de terre de magnitude 7,7 sur l'échelle de Richter fait 15000 victimes à Tabas en Iran.

Naissances en 1978


- 7 janvier : Emilio de Palma à la base argentine de l'Antarctique, première sur ce continent
- Julia Jentsch : actrice allemande
- 29 mai : Sébastien Grosjean, joueur de tennis français
- 21 juillet : Josh Hartnett, acteur américain
- 25 juillet : Louise Brown premier « bébé éprouvette », en Angleterre
- 9 août : Audrey Tautou, actrice française
- 7 septembre : Devon Sawa, acteur canadien
- 2 octobre : Ayumi Hamasaki, chanteuse japonaise
- 27 octobre : Vanessa Mae, violoniste de Singapour
- 25 décembre : Paula Seling, chanteuse de Roumanie

Décès en 1978


- 8 janvier : André François-Poncet, diplomate français
- 11 mars : Claude François, chanteur français
- 19 mars : Gaston Julia, mathématicien français
- 20 mars : Jacques Brugnon, joueur de tennis Jacques Brugnon
- 6 août : Paul VI, né Giovanni Battista Montini, pape
- 26 août : Charles Boyer, acteur
- 28 septembre : Jean-Paul Ier, né Albino Luciani, pape
- 9 octobre : Jacques Brel, auteur compositeur interprète belge
- 18 octobre : Ramón Mercader, assassin de Léon Trotsky
- 30 octobre : Guillaume Merçay, philosophe suisse-romand
- 8 novembre : Norman Rockwell, illustrateur américain
- 16 novembre : Alain Colas, navigateur français
- 20 novembre : Giorgio de Chirico, peintre italien
- 8 décembre : Golda Meir, ancien Premier ministre d'Israël
- 27 décembre : Houari Boumediène, homme politique algérien __NOTOC__ als:1978 ja:1978年 ko:1978년 ms:1978 simple:1978 th:พ.ศ. 2521

1997

Catégorie:1997 Cette page concerne l'année 1997 du calendrier grégorien.

Europe


- 27 janvier : Une étude fait état de près de 2.000 œuvres d'art pillées par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale dans les musées français, qui avaient pourtant caché leurs plus belles pièces.
- En janvier, Pendant des semaines, des centaines de milliers de Yougoslaves protestent contre la fraude électorale pratiquée par Slobodan Milošević durant les élection municipales.
- 27 février : Production en Écosse d'un clone de brebis : Dolly.
- En février, Insurrection en Albanie, suite à des scandales financiers, le pays sombre dans l'anarchie.
- 28 mars : L'ONU autorise l'envoi d'une force multinationale à forte composante italienne en Albanie pour mettre fin à l'anarchie et à l'exode de nombreux clandestins.
- 31 mars : Début des négociations en vue de l'adhésion de nouveaux pays dans l'UE : Chypre, Estonie, Hongrie, Pologne, Slovénie, République tchèque
- 1 avril : À compter de cette date, le transport aérien européen est dérégulé.
- 1 mai : Large victoire des travaillistes au Royaume-Uni : Tony Blair remplace John Major.
- 25 mai : Référendum pour la « Padanie » organisé en Italie par la ligue du Nord de Umberto Bossi.
- 1 juin : en France, victoire des socialistes lors des élections législatives anticipées provoquées par la dissolution de l'Assemblée Nationale par le Président de la République Jacques Chirac, Lionel Jospin devient Premier ministre.
- 29 juin : Victoire de l'opposition aux élections en Albanie, le président Berisha est renversé, les troubles s'appaisent dans le pays.
- En juin, « désastreuse victoire » judicaire de McDonald's contre deux écologistes britanniques : 68 000 £ gagnées après une dépense de 10 000 000 £ de défense et une campagne de presse très défavorable.
- En juin, réélection pour 5 ans du président croate Franjo Tudjman.
- 8 juillet : Élargissement programmé de l'OTAN à la Hongrie, la Pologne et la République tchèque.
- 12 juillet : Manifestations monstres dans toute l'Espagne, y compris le Pays basque, pour conspuer l'ETA après l'assassinat de Miguel Angel Blanco.
- En juillet, démission du premier ministre albanais Sali Berisha, désavoué par les électeurs.
- 19 août : Voyage de Jean-Paul II en France, lors des Journées Mondiales de la Jeunesse (19-24 août).
- 11 septembre : Le oui l'emporte (75%) en Écosse lors du référendum pour la création d'un Parlement et l'ouverture vers l'autonomie législative et fiscale.
- 18 septembre : Courte victoire du oui (50,3%) au Pays de Galles lors d'un référendum sur l'autonomie du pays.
- 26 septembre : Tremblement de terre à Assise, en Italie.
- 8 octobre : Ouverture à Bordeaux du procès de Maurice Papon.
- 31 octobre : Nouveau gouvernement en Pologne, dirigé par Jerzy Buzek.
- 14 novembre : Loi mettant fin à la primauté de la religion catholique en Italie.
- 16 novembre : Référendum approuvant l'entrée de la Hongrie dans l'OTAN (85 % oui).
- En décembre, Mouvement spontané de chômeurs qui occupents des locaux des Assedic dans toute la France (de décembre 1997 à janvier 1998).
- Le parti travailliste New Labour de Tony Blair remporte les élections législatives au Royaune Uni.
- France : loi Thomas créant les fonds de pension, restée lettre morte, faute de non publication des décrets d'application.

Premier trimestre


- 8 janvier : Ramzi Yousef, cerveau de l'attentat de 1993 contre le World Trade Center, est condamné à la prison à vie.
- 27 janvier : Élection d'un président modéré en Tchétchénie : Aslan Maskhadov.
- 27 janvier : Une étude fait état de près de 2.000 œuvres d'art pillées par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale dans les musées français, qui avaient pourtant caché leurs plus belles pièces.
- En janvier, Accord entre Palestiniens et Israéliens sur la ville d'Hebron.
- 3 février : Benazir Bhutto est battue aux élections par Nawaz Charif, chef de la ligue musulmane du Pakistan.
- 3 février : Exécution d'une femme au Texas.
- 27 février : Israël décide de construire 6500 logements réservés aux Juifs aux portes de Jérusalem-Est.
- 27 février : Production en Écosse d'un clone de brebis : Dolly.
- En février, Insurrection en Albanie, suite à des scandales financiers, le pays sombre dans l'anarchie.

Deuxième trimestre


- 2 avril : Accord d'union entre la Russie et la Biélorussie, dans les domaines culturel, militaire et socio économique.
- 11 avril : Gouvernement d'union et de réconciliation en Angola après 20 ans de guerre civile.
- 21 avril : Désignation d'un nouveau premier ministre en Inde : Inder Kumal Gujral.
- 11 mai : L'ordinateur IBM « Deep Blue » bat Kasparov champion du monde d'échecs.
- 17 mai : Victoire de Laurent-Désiré Kabila au terme de plusieurs semaines de combat au Zaïre, qui (re)devient la République démocratique du Congo.
- 23 mai : Victoire d'un modéré aux élections en Iran : Mahammad Khatémi.
- 25 mai : Coup d'État en Sierra Leone, durant la guerre civile, qui oblige à l'exil le président élu Ahmad Tejan Kabbah.
- 27 mai : Signature d'une charte entre l'OTAN et la Russie.
- 8 juin : Alpha Oumar Konaré, Président de la République du Mali, entame un second mandat de cinq ans.
- 20 juin : Admission de la Russie au G7 qui devient ainsi le G8.
- En juin, chute du premier ministre turc Necmettin Erbakan.
- En juin, condamnation à mort de Timothy McVeigh, auteur de l'attentat d'Oklahoma City.
- En juin, J.K. Rowling publie dans l'anonymat le plus complet le premier tome de Harry Potter.

Troisième trimestre


- 1 juillet :
  - Fusion Boeing-MacDonnell Douglas.
  - Rétrocession de Hong Kong à la République Populaire de Chine.
- 2 juillet : Début d'une importante crise boursière en Asie du Sud Est : la Thaïlande entraîne d'autres pays dans la crise.
- 4 juillet : Mission succès de Mars Pathfinder sur la planète rouge : exploits télévisés d'un petit robot sur roulette.
- 6 juillet : Victoire de l'opposition mexicaine lors des élections législatives, contre le PRI.
- En juillet, jugé par les siens, Pol Pot est condamné à la prison à vie.
- 6 août : Microsoft entre dans le capital d'Apple Computer.
- En août, gigantesques incendies en Indonésie et dans le reste de la région, dus aux défrichements abusifs (Août-septembre).
- En août, victoire des grévistes d'UPS aux États-Unis.
- 12 septembre :
  - Renforcement des pouvoirs de Jang Zemin lors du 15e congrès du PCC.
  - Victoire de la droite lors des élections législatives en Pologne.
- 17 septembre : La Russie est admise au club de Paris.

Quatrième trimestre


- 6 octobre : Rééchelonnement de 33 milliards de dollars de dettes de la Russie.
- 8 octobre : L'Indonésie demande une aide de 4 à 6 milliards de dollars au FMI et à la Banque mondiale.
- 16 octobre : Prise du pouvoir par la force par Denis Sassou-Nguesso au Congo (Brazzaville).
- 21 octobre : Début des krachs à Hong Kong, Wall Street et en Amérique latine (21-28 oct.).
- 24 octobre : Large victoire du président Zeroual aux élections communales en Algérie.
- 28 octobre : Visite de Jang Zemin aux États-Unis (28 oct.-2 nov.).
- 29 octobre : Les États-Unis décident qu'ils pourront exporter de la technologie nucléaire vers la Chine.
- 29 octobre : Prémisses d'une nouvelle crise entre l'Irak et les États-Unis, concernant les visites des sites militaires irakiens par les inspecteurs de l'ONU.
- 1 novembre : Plan de sauvetage d'urgence de l'Indonésie, par la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement.
- 2 novembre : Conférence sur le réchauffement de la terre, à Buenos Aires (2-13 nov.).
- 4 novembre : Embargo états-unien sur le Soudan, pour cause de soutien au terrorisme.
- 6 novembre : Échec de pourparlers israélo-palestiniens à Washington.
- 8 novembre : Détournement du Chang Jiang, pour permettre la construction du barrage des trois gorges.
- 9 novembre : Changement de premier ministre en Thaïlande, Chuan Leek-pai remplace Chavalit.
- 11 novembre : Réouverture de l'oléoduc traversant la Tchétchénie.
- 17 novembre : Attentat islamiste meurtrier contre des touristes à Louxor : 68 morts.
- 21 novembre : La Corée du Sud demande 60 milliards de dollars d'aide au FMI.
- 21 au 23 novembre : Le Congrès de Brest confirme François Hollande à la tête du PS.
- 1 décembre : Conférence des Nations Unies sur l'effet de serre à Tokyo : 160 pays décident une réduction de 5,2% des émissions de bois d'ici à 2012.
- 2 décembre : Démission du président pakistanais Farrok Ahmed Leghari, suite à une crise constitutionnelle l'opposant au premier ministre Nawaz Sharif.
- 12 décembre : Agravation de la crise en Corée, chute du Won et de la bourse.
- 13 décembre : L'OMC décide de libéraliser les flux financiers à partir de mars 1999.
- 18 décembre : Les conservateurs, au pouvoir depuis 40 ans, sont battus aux élections par le démocrate Kim Dae-jung en Corée du Sud, qui devient président.
- Asie : à partir de mai une crise économique frappe les pays du Sud-Est
- Informatique : L'ordinateur Big Blue d'IBM gagne le tournoi contre le grand maître d'échecs Garry Kasparov.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 1997 en aéronautique
- Chemins de fer : 1997 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1997 au cinéma
- Sport : 1997 en sport
- Musique : 1997 en musique

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Claude Cohen-Tannoudji, Steven Chu et William D. Phillips
- Prix Nobel de chimie : Paul D. Boyer, John E. Walker et Jens C. Skou
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Stanley B. Prusiner
- Prix Nobel de littérature : Dario Fo
- Prix Nobel de la Paix : Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnelles et Jody Williams

Naissances en 1997


-

Décès en 1997

Premier trimestre


- 5 janvier : André Franquin, dessinateur belge
- 10 janvier : Sheldon Leonard, acteur, réalisateur, producteur
- 12 janvier : Jean-Edern Hallier, écrivain français
- 17 janvier : Clyde William Tombaugh, astronome américain
- 18 janvier : Diana Lewis, actrice
- 19 janvier : Robert Chapatte, (France, Cyclisme puis journaliste sportif)
- 21 janvier : Colonel Tom Parker, manager de stars (Elvis Presley à ses débuts)
- 11 février : Don Porter, acteur
- 19 février : Deng Xiaoping, dignitaire de la république populaire de Chine
- 9 mars : The Notorious B.I.G., musicien (rap)
- 15 mars : Victor Vasarely, peintre hongrois
- 20 mars : Tony Zale, (USA, Boxe)
- 31 mars : Lyman Spitzer, astrophysicien américain.

Deuxième trimestre


- 5 avril : Allen Ginsberg, poète
- 16 avril : Roland Topor, dessinateur et écrivain français
- 5 mai : Walter Gotell, acteur
- 29 mai : Jeff Buckley, chanteur
- 14 juin : Richard Jaeckel, acteur
- 25 juin : Jacques-Yves Cousteau, océanographe français
- 26 juin : Israel Kamakawiwo'ole, chanteur hawaiien

Troisième trimestre


- 1 juillet : Robert Mitchum, acteur
- 2 juillet : James Stewart, acteur, états-unien, (° 1908).
- 10 juillet : Miguel Angel Blanco, (assassiné) par l'ETA
- 14 juillet : Kressmann Taylor
- 15 juillet : Gianni Versace, créateur de mode
- 25 juillet : Ben Hogan, (USA, Golf)
- : Bao Dai, dernier empereur d'Annam, (Vietnam).
- 4 août : Jeanne Calment, la doyenne de l'humanité, à 122 ans.
- 10 août : Marie-Soleil Tougas, comédienne québécoise à 27 ans.
- 23 août : Jean Poperen, homme politique français
- 31 août : Diana, Princesse de Galles, mort accidentelle
- 5 septembre : Mère Teresa, humaniste
- 9 septembre : Burgess Meredith, acteur
- 9 septembre : Richie Ashburn, (Baseball USA)
- 17 septembre : Red Skelton, acteur

Quatrième trimestre


- 1 octobre : Stéphane Grappelli, musicien de jazz français
- 8 octobre : Georges Montaron, Directeur de Témoignage Chrétien, Président du Syndicat de la Presse hebdomadaire Parisienne.
- 12 octobre : John Denver, chanteur et acteur
- 1 novembre : Roger Marche, (France, Football)
- 9 novembre : Helenio Herrera, (Argentine/France, Football)
- 11 novembre : Rodney Milburn, (USA, Athlétisme)
- 14 novembre : Eddie Arcaro, (Sport hippique USA)
- 17 novembre : Nelson P